Nos tribunes publiées sur Dreux le Mag’

Élus d’opposition, nous avons assumé pleinement notre rôle : vigilants, exigeants et force de proposition. Nous nous sommes battus pour Dreux et ses habitants, partout où c’était nécessaire, sans jamais attendre que l’on nous facilite la tâche. Et voici quelques exemples.
Nous nous sommes opposés à l’observatoire des quartiers, préférant des éducateurs de terrain à un dispositif sans bilan.
Nous avons combattu un second cinéma à Otium, qui menaçait CinéCentre, le centre-ville, et ses commerces.
Nous avons refusé la démolition de l’ex-crèche du centre-ville, et son remplacement par une résidence pour séniors. Le bâtiment est toujours là, et il accueille aujourd’hui la Maison des femmes.
Nous avons dit non à l’uniforme à l’école : l’argent public devrait servir à l’apprentissage, par exemple pour des fournitures scolaires gratuites.
Nous nous sommes opposés à l’aménagement du square de la République, après le fiasco coûteux de la place Rotrou. Ce projet a été abandonné grâce à votre mobilisation.
Nous avons dénoncé des priorités budgétaires incohérentes
: millions pour la patinoire et déficits récurrents, pendant que voiries et éclairage public se dégradent.
Nous avons soutenu la rénovation urbaine des Bâtes, mais nous avons refusé le pôle éducatif choisi : trop cher et mal maîtrisé.
Ce mandat fut celui de la résistance utile : dire non quand il le fallait, proposer toujours. Il est temps d’agir et de réinventer Dreux.
V. Gambuto
L. Fontaine

Nous vous adressons nos vœux les plus sincères : santé, joie, solidarité et confiance. Ces valeurs guident chaque jour notre engagement : bâtir une ville plus juste, où chacun peut exercer pleinement ses droits, trouver sa place et participer à une communauté dynamique et unie.
Le monde traverse des épreuves – à Gaza, en Ukraine et ailleurs – et, en France, trop de nos concitoyens vivent encore dans la précarité. Malgré cela, nous choisissons l’espoir.
À Dreux, les défis sont bien présents : un centre-ville fragilisé, des quartiers en manque de vie, un chômage persistant, et trop d’habitantes et d’habitants qui ne se sentent ni écoutés ni considérés. Pourtant, notre ville regorge de forces, de talents et d’une énergie collective qui ne demandent qu’à s’exprimer.
Oui, Dreux peut se réinventer.
Les élections municipales seront un moment décisif pour ouvrir une nouvelle page. À vous de décider si Dreux doit poursuivre comme avant ou s’engager résolument sur la voie du renouveau. L’isoloir est l’un des rares lieux où l’égalité est totale : chaque voix compte de la même manière.
C’est pourquoi nous appelons chacune et chacun à se mobiliser, à s’informer, à débattre, à participer.
Depuis six ans, nous avons défendu avec constance les valeurs et les priorités de celles et ceux qui nous ont fait confiance. Vous avez toujours pu compter sur nous ; vous pourrez continuer à le faire. Nous resterons à vos côtés avec loyauté, ténacité et détermination.
V. Gambuto
L. Fontaine

Lors du conseil municipal d’octobre, nous avons voté contre la vente de l’immeuble rue Illiers. Ce bâtiment de 150 m², acheté 145 000 € par la Ville, est revendu 88 000 € à son locataire, marchand de laine.
Notre opposition ne tient pas principalement au prix, bien qu’il soit inférieur à la valeur réelle, ni aux commerçants, que nous soutenons pleinement. Leur activité dynamise le centre-ville, et le loyer abordable de 500 € leur permettait déjà de se développer sereinement.
Ce que nous contestons avant tout, c’est la perte de maîtrise pour la Ville : cet achat avait été réalisé par préemption, avec des fonds publics, pour que la Ville puisse orienter la nature des commerces. Pourquoi y renoncer aujourd’hui ?
Nous l’avions déjà dit pour l’immeuble rue de Sénarmont bradé pour la création d’une pâtisserie : il vaut mieux accompagner les commerces par la location, que vendre notre patrimoine. Vendre c’est perdre la maitrise de leur destination future en cas de fermeture ou de revente. Pour combattre l’uniformisation du centre-ville, pour qu’il ne soit plus une succession de sandwicheries et de barbiers, il faut reprendre la main : favoriser la diversité, le stationnement, encourager les projets originaux, ouvrir des lieux d’exposition, des magasins éphémères, des animations régulières, et créer des toilettes publiques !
Revitaliser, ce n’est pas céder : c’est maîtriser, pour un centre-ville vivant, varié et attractif.
V. Gambuto
L. Fontaine

Malgré l’engagement des associations, des bénévoles et des agents de la ville que nous saluons, la Saint-Denis nous laisse un goût amer. Le centre-ville se vide, et l’esprit de cette fête populaire s’éloigne.
Les drouais ont perdu l’habitude de venir dans le centre-ville, qui devrait pourtant rayonner sur toute l’agglomération. D’autres centres-villes souffrent, mais c’est malheureusement bien pire à Dreux qu’ailleurs, et ce, malgré une zone de chalandise de plus de 50 000 habitants qui partagent ce trop petit centre. Tout a été fait pour les attirer ailleurs : Coralines hier, Otium aujourd’hui. Résultat : un centre qui se meurt.
Une triste Saint-Denis ! Des rues fermées mais vides, des animations rares et sans lien entre elles : il fallait par exemple être bien informé pour trouver le vide-greniers place du Musée, et la place Rotrou fut aussi morne que le reste de l’année depuis son « aménagement ».
Le Maroc était mis à l’honneur. Consacrer chaque année un pays dans toute la ville est une bonne idée, mais pas lors de la Saint-Denis, fête traditionnelle ancrée dans notre histoire locale. Regrettons aussi que ce choix n’ait pas été coordonné avec celui du festival de cinéma « Regards d’Ailleurs », dédié chaque année à un pays.
Les grands événements qui font battre le cœur de Dreux s’essoufflent : Saint-Denis, 14 Juillet, Flambards, fête de l’Amitié… Tant de manifestations que nous devrons mieux accompagner et parfois repenser.
V. Gambuto
L. Fontaine

Les Drouais ont reçu leurs avis de taxe foncière 2025. Le Maire se félicite de ne pas avoir augmenté les taux, en oubliant qu’il a voté l’augmentation côté agglomération. La réalité : du fait des revalorisations des bases locatives, cet impôt a bel et bien grimpé : plus de 20 % depuis 2021, sans amélioration des services rendus aux Drouais.
Le Maire s’était engagé à baisser cette taxe. Il ne l’a pas fait. Au lieu de maîtriser les finances de la ville, il a emprunté. Sa politique à Dreux : construire toujours plus, avec ou sans concertation, en recourant à la dette, qui atteindra au moins 52 millions d’euros en 2025. Dans le même temps, les Restos du Cœur alertent : la demande d’aide alimentaire a quadruplé à Dreux depuis la crise sanitaire.
Plus de 3 600 élèves ont fait leur rentrée en maternelle et en primaire. Or, le coût des fournitures scolaires pèse sur les familles : environ 100 € en maternelle, et 210 € en primaire. Nous demandons fréquemment que la municipalité prenne en charge un kit de rentrée des fournitures scolaires pour rendre l’école vraiment gratuite.
Mais le Maire préfère financer l’uniforme scolaire – au moins 200 000 € par an s’il est généralisé – plutôt que de répondre aux besoins réels des écoles : fournitures pédagogiques pour les enseignants, activités et sorties scolaires.
La politique, c’est aussi une question de choix. Nous choisissons de répondre aux besoins réels des Drouais.
V. Gambuto
L. Fontaine

Le maire et sa majorité se félicitent de la reconstruction de l’hôpital de Dreux, qui doit encore recevoir l’aval du Secrétariat général pour l’investissement en octobre. Si le projet se concrétise, nous nous en réjouirons. Mais il ne devra pas s’agir que d’un simple bâtiment neuf. Sans personnel ni financements adéquats, ce nouvel hôpital ne réglera rien.
Dreux connaît un retard alarmant en matière de santé. Nos concitoyens, souvent modestes, ont une espérance de vie inférieure à la moyenne nationale. Trop de pathologies sont détectées trop tard, faute d’un accès rapide aux soins.
Ce nouvel hôpital devra compter un personnel formé, en nombre suffisant. Il devra aussi intégrer un pôle de santé pluridisciplinaire capable de désengorger les urgences et répondre à tous les besoins médicaux. Cela suppose d’augmenter le nombre de médecins, notamment salariés.
Mais la santé, c’est aussi la prévention. Elle passe par une alimentation de qualité dans les écoles et pour nos aînés. Une cuisine centrale municipale faciliterait cela : nous la demandons depuis longtemps. Le maire l’avait promise. Promesse non tenue !
La prévention, c’est aussi à l’école : chaque enfant doit bénéficier de visites médicales approfondies pour détecter et prévenir au plus tôt obésité, diabète ou autres pathologies.
C’est l’ensemble du parcours de soins, de la prévention à l’hôpital, qu’il faut renforcer pour répondre enfin aux besoins des Drouais.
V. Gambuto
L. Fontaine

Quand on se déplace à pied en ville, on constate vite que les trottoirs sont étroits, que la voirie est en mauvais état, et qu’il faut slalomer entre les conteneurs à déchets.
Le plan de collecte de l’Agglo du Pays de Dreux n’est pas adapté.
Entre 2011 et 2021, selon l’Insee, la quantité de déchets par habitant a augmenté de 7 % en Centre-Val de Loire, atteignant 610 kg en Eure-et-Loir. Si les ordures ménagères ont diminué, les déchets recyclables et biodéchets ont fortement augmenté.
Les habitants trient, mais les services ne suivent pas.
L’Agglo a voulu faire des économies au détriment du service rendu à la population, en revoyant le ramassage des déchets. Ce n’est ni ambitieux, ni acceptable. Au-delà des problèmes de salubrité publique et de l’image dégradée pour Dreux et son agglomération, on ne peut se satisfaire que plus de la moitié des déchets ne soient toujours pas valorisés.
Les habitants devraient être accompagnés, et non contraints de prendre leur voiture pour aller à la déchèterie — encore faut-il que les conteneurs ou zones dédiées ne soient pas pleins à l’arrivée.
Nous avions proposé la création d’un centre municipal de recyclerie. Mieux recycler, c’est bon pour l’environnement et pour l’emploi local.
L’écologie de proximité ne se décrète pas : elle se construit par des solutions concrètes.
V. Gambuto
L. Fontaine

Dans ses éditoriaux d’avril et mai, M. le Maire accuse des oppositions de vouloir augmenter les impôts et réduire les budgets des associations. Rétablissons la vérité.
Nous rappelons régulièrement à la majorité qu’elle ne respecte pas sa promesse de campagne : baisser les impôts. Cette baisse est nécessaire, non par idéologie, mais parce que la pression fiscale est trop forte à Dreux, et que c’est un levier d’attractivité. Ce que nous regrettons surtout, c’est le faible niveau des services rendus au regard des impôts payés.
Quand nous votons contre le maintien du taux d’imposition, nous dénonçons une gestion, qui par ses dépenses excessives, empêche la baisse promise.
Au sujet des associations, nous votons toujours pour leurs subventions. Nous leur faisons confiance, car elles remplissent un rôle essentiel, souvent en relais des services publics. Cette confiance n’exclut pas le contrôle : c’est notre responsabilité.
Les menaces ne viennent pas de nous, mais de la gestion actuelle. Après le rejet initial du budget, M. le Maire affirmait dans L’Écho Républicain du 6 avril, que si la Chambre régionale des comptes (CRC) devait revoir le budget : « les subventions seraient revues à la baisse », « le risque, c’est aussi que la CRC augmente les impôts ».
Le budget est passé. Le risque est reporté, mais pour combien de temps ? Dreux devra reconstituer son fonds de roulement. C’est écrit noir sur blanc dans les documents de la ville.


V. Gambuto
L. Fontaine

Nous avons voté contre le budget 2025, d’abord du fait de sa fragilité financière et de la dette qui explose, mais surtout à cause des choix politiques qu’il traduit : des priorités déconnectées des besoins des Drouais. Dreux bénéficie de dotations exceptionnelles de l’État, ce qui devrait nous imposer une gestion exemplaire, au service de tous. Ce n’est pas le cas.
Au-delà des chiffres, ce sont les priorités affichées qui posent un problème. Hier : patinoire, place Rotrou, uniformes scolaires… des projets éloignés des urgences locales. Demain : square de la République, pôle éducatif des Bâtes surdimensionné, dont le financement nous étrangle.
Certaines promesses de campagne du maire rejoignaient les nôtres : une cuisine centrale, la baisse des impôts, la gratuité des transports… Elles n’ont pas été tenues. À la place : toujours plus de béton, pendant que l’essentiel reste sans réponse.
Il y a d’autres priorités : des services publics de qualité, l’accès à la santé pour tous, le soutien aux écoles et à l’éducation, le développement de l’emploi, un centre-ville attractif, dynamique, une politique écologique vertueuse, la lutte contre le mal logement, des places en crèches, une cuisine centrale pour une alimentation de qualité pour les cantines et les séniors, une vision cohérente de l’urbanisme sans l’abandonner aux promoteurs, l’entretien de la voirie et des trottoirs, un plan mobilité sérieux…
Des priorités peu considérées par le maire !
V. Gambuto
L. Fontaine

Le maire a décidé de vendre le bâtiment du 27 rue Sénarmont face à la sous-préfecture pour l’installation d’une pâtisserie.
Nous avons voté contre. 274 000 € est un prix dérisoire pour cet édifice de plus de 350 m². C’est brader notre patrimoine.
Contre, parce que cette transaction a été menée sans transparence, sans permettre d’autres offres et projets concurrents.
Contre, car cet immeuble aurait dû rester la propriété de la ville afin que sa destination soit maîtrisée, aujourd’hui et demain. Qui sait à qui sera revendu ou loué cet immeuble dans 10 ans ? Ne pas contrôler sa vocation future, c’est risquer de voir cette partie de la ville se dégrader.
Notre ville manque d’espaces dédiés aux activités culturelles et associatives. Cet immeuble aurait pu répondre à ces besoins avec, par exemple, une maison des associations et des initiatives, ou en offrant plus d’espace à l’UDTL.
Une pâtisserie-salon de thé est cependant une bonne nouvelle, et nous saluons le souhait de M. BEAUFILS de s’installer à Dreux, mais d’autres locaux auraient pu être proposés.
Et si nous reconnaissons que l’installation de terrasses sur la rue et dans le parc, le long de la Blaise, pourrait élargir le parcours chaland, nous pensons que cela aurait dû se faire sans vendre le bâtiment, surtout à un prix aussi bas. Il aurait été plus judicieux de le louer.
La gestion de notre patrimoine nécessite davantage de réflexion pour un développement harmonieux de notre ville.
V. Gambuto
L. Fontaine



Les orientations budgétaires débattues le 6 février 2025 confirment la mauvaise gestion et le non-respect de ses engagements par le maire.
En 2023, il promettait un endettement en « cloche » sur son mandat. Le stock de dettes en 2024 est de 41 millions d’euros, et en 2025 il sera compris entre 52 et 56 millions d’euros. L’objectif est raté. De plus le fonds de roulement a été très mobilisé, et les inquiétudes concernant la trésorerie sont réelles.
Autre promesse brisée : ne plus recourir à l’emprunt d’ici la fin du mandat. Or, en 2025, la ville empruntera entre 14,9 et 18,9 millions d’euros.
Le Maire tente de justifier cette dérive, en partie par la construction du pôle éducatif des Bâtes, un projet nécessaire pour lequel nous sollicitons des explications sur le coût de 30 millions d’euros et le nouveau planning de livraison (2025-2026, au lieu de s’étaler jusqu’en 2028). Exiger des comptes, ce n’est pas « ne pas aimer les habitants », c’est refuser un chèque en blanc et exercer notre devoir de contrôle.
Des dépenses excessives et mal maîtrisées (patinoire, place Rotrou…) ont vidé les caisses. Résultat : une dette par habitant qui sera deux fois supérieure à la moyenne nationale, dans une ville pourtant très subventionnée, mais qui se dégrade (centre-ville, écoles, commerces, routes, trottoirs…) et où les services ne s’améliorent pas.
Mauvaise gestion, choix hasardeux : Dreux s’enfonce, et les Drouais paieront.



Lors du Conseil Municipal du 11 Décembre 2024, convoqué en urgence, 2 délibérations liées aux garanties de la ville pour des emprunts de la Société Publique Locale Gestion Aménagement Construction (SPL), présentées comme cruciales, n’ont pas pu être votées, faute de quorum. Le conseil suivant du 17 Décembre, prévu lui de longue date, avec des délibérations sur les budgets 2024 et 2025, n’a pu se tenir que grâce à la présence des oppositions, car trop d’élus de la majorité étaient absents.
Le Maire n’est plus capable de mobiliser sa propre majorité ! Cela ne nous surprend pas. À force de ne pas considérer les élus, de la même manière qu’il ne considère pas les avis des Drouais, il a fini par démotiver ses troupes. Ce n’est pas en gardant secrets ses décisions, ses projets, qu’il pourra les fédérer.
Un exemple frappant : le Maire et son 1er adjoint, aussi PDG de la SPL, et que le Maire ne veut plus remplacer malgré ses déclarations précédentes, ont fait de la SPL le centre de décision de la politique d’urbanisme. Le conseil municipal ne débat plus, il enregistre.
L’urbanisme semble se faire au gré des investisseurs et des subventions, comme l’ancien immeuble de la police municipale, bradé 274 000 € à un pâtissier, ou du projet du square de la République, maintenu par crainte de perdre des subventions.
La ville est lourdement endettée. L’échéance du budget 2025 approche. La majorité sera-t-elle au rendez-vous ?



Une nouvelle année commence, et nous vous souhaitons la santé, la joie et l’espoir. Ces vœux sont, finalement, le but premier de notre engagement politique : construire un monde où chacun a sa place, jouissant de ses droits et conscient de ses devoirs, un monde dans lequel nous pouvons vivre TOUS en harmonie.
Pourtant, cette aspiration est assombrie par l’actualité. Nous écrivons ce texte début décembre. À Gaza, en Ukraine et ailleurs, des innocents subissent des violences aveugles. À Gaza, des familles entières paient pour des crimes qu’elles n’ont pas commis. Partout, les guerres, le terrorisme et l’obscurantisme fauchent des vies, rappelant l’urgence d’agir pour la paix et la solidarité.
Les dangers ne se limitent pas aux conflits internationaux. En France, la démocratie vacille. Un gouvernement censuré faute d’avoir écouté le choix des électeurs, un président incapable de reconnaitre ses échecs : tout cela affaiblit notre République. À Dreux, une politique municipale dépensière et peu concertée met notre ville en péril financier. Combien de temps l’État pourra-t-il continuer à soutenir notre ville ?
Pourtant, avec conviction, nous restons impliqués. À Dreux, en France, à l’international, chaque action compte.
En conscience, et avec courage, en respectant les valeurs de la République, agir pour tous, avec vous, voilà notre souhait pour 2025.
Nous vous souhaitons une année lumineuse et fraternelle : l’avenir est entre nos mains solidaires.



Malgré les promesses du maire, la population de Dreux continue de baisser. Croire que les résidences seniors feraient progresser les commerces et la dynamique de la ville est une erreur. L’attractivité de Dreux n’a pas décollé. La patinoire, censée elle aussi attirer les CSP+, qui feraient vivre nos commerces, n’apporte rien. Ils viennent, repartent et laissent aux Drouais le déficit. Résultat : moins de Drouais, des millions gaspillés dans de mauvais projets.
Pendant ce temps, la précarité énergétique touche de plus en plus de familles. En 2019, GEDIA gérait 3000 échéanciers pour des factures impayées ; en 2024 il y en a 6300. Des logements sont insalubres, glacials l’hiver, trop chauds l’été. C’est une habitude à Dreux : laisser les bâtiments se dégrader sans entretien et demander des subventions quand tout est dévasté !
Dreux, c’est aussi un grand écart dans les priorités. Ils veulent dépenser 2,6 millions pour rénover le square de la République, mais pour le parking de l’hôpital, face au refus du Maire d’intervenir, il aura fallu le don de mécènes pour le rénover ! Quelle image désastreuse depuis tant d’années pour les visiteurs « extérieurs » !
La majorité municipale misait sur l’arrivée de nouveaux habitants plus riches pour sauver la ville. Le béton ne suffit pas à rendre une ville attirante, en attendant ce sont les Drouais qui sont là depuis toujours qui paient cette politique au prix fort.



Le mois de septembre a été marqué par l’obtention de la 4ème fleur, qui a couté 400 000 € à la ville, l’heureuse suspension du projet de réaménagement du square de la république, et le lancement d’une réflexion collective sur la place Rotrou, qui ne « plait pas ».
Nous nous opposons au projet du square de la république depuis le début, mais c’est la mobilisation des Drouais au travers de rassemblements, et une pétition en ligne de plus de 11 000 signataires, qui a contraint la mairie, désavouée publiquement par son adjoint à l’écologie, à revoir sa copie. Le Maire n’aime pas le terme « reculade ». Cela y ressemble pourtant.
Parce que oui, un projet à 2,6 millions d’€, qui ne répond à aucune demande de Drouais, alors que des bâtiments, dont les écoles, doivent être rénovés, cela n’a pas de sens.
Entre la patinoire, son coût et son bilan énergétique, la place Rotrou, un ratage à 1,4 millions d’€, une place des Oriels ripolinée à la va-vite pour 600 000 €, les drouais n’en peuvent plus des décisions discrétionnaires du Maire, sans considération pour l’environnement, sans concertation, et qui engagent des dépenses excessives, pour un résultat au bilan écologiquement contestable et d’une laideur absolue.
Si le Maire communique beaucoup dans la presse, il ne sollicite jamais en amont, par une concertation sérieuse, l’avis des habitants, obligeant aujourd’hui son adjoint à se désolidariser officiellement.
Impression d’être réellement en monarchie !



La municipalité a dépensé 42 000 € pour expérimenter la tenue unique dans trois établissements (l’école maternelle Paul-Bert, l’école Prévert-Beullac, et l’école Godeau).
Les vêtements ne dissimuleront pas les inégalités, c’est un amusement médiatique. Des éléments de distinction existeront toujours (montres, téléphones, baskets…). Pour réduire les inégalités scolaires, inutile de créer un uniforme, il faut investir massivement dans l’école publique. Il faut aussi plus de mixité sociale.
Il est regrettable qu’à la veille de la rentrée des classes, des associations, telle que l’UCID, doivent organiser des collectes de fournitures scolaires pour aider les familles les plus modestes. Le Maire aurait mieux fait d’entendre nos demandes régulières d’offrir aux familles un ensemble de fournitures, choisi avec les enseignants, pour que l’école devienne vraiment gratuite.
Accueillir les enfants dans des bâtiments entretenus, avec des enseignants pour enseigner, plutôt que pour faire le ménage, avec des élèves ayant des fournitures scolaires, plutôt que des tenues uniques, est-ce que ce ne seraient pas les bases d’une bonne politique ?
Le problème de l’entretien et de la maintenance, c’est que ce n’est pas « sexy ». Le Maire préfère quand c’est neuf – les uniformes, la patinoire, la place Rotrou, bientôt le square de la République, en abattant des arbres… – cela permet de se mettre en scène.



Le directeur financier ne sera donc resté que quelques mois à Dreux ! Nous espérons que ce départ ne signifie pas qu’il ne souscrivait pas à la politique budgétaire « en cloche » défendue par le Maire depuis 2020. Si les pics d’endettement et d’investissement sont hélas une réalité, la décrue pour un retour annoncé à la « normale » pour 2026 est moins certaine.
Il est temps de faire bon usage « de l’argent des Drouais », dit le Maire !  Effectivement, il est plus que temps, mais la majorité s’y prend mal, notamment en fermant des lieux d’accueil de la petite enfance, en transférant les places des Bâtes aux Rochelles. Les raisons données : difficultés à recruter du personnel, la halte-garderie du Lièvre d’Or a ainsi été fermée 5 mois, un absentéisme élevé, et pour cause les salariés sont épuisés. A-t-on envie de travailler quand on est si mal considéré ?
Plutôt que d’investir dans la formation de professionnels et d’encadrants, le Maire ferme des structures. À Dreux, le principe n’est pas d’adapter l’offre aux besoins, mais à la capacité des décideurs d’y répondre. Nous ne sommes pas les seuls choqués, puisque même une élue de la majorité a voté contre. Fermer des structures, c’est un échec.
Il aurait fallu commencer par adapter les investissements aux capacités financières de la ville, pour éviter aujourd’hui une optimisation des dépenses au détriment des services rendus aux Drouais.
Bonne rentrée



Le maire se dit heureux « d’offrir un tel équipement de loisirs [la patinoire] aux Drouais ». OFFRIR ? Entre les 18,2 millions d’€ d’investissements indiqués, nous pensons plutôt 20, les 500 000 € de déficit de fonctionnement annuels, les 100 000 € pour le spectacle et les conseils, rien n’est offert !
La ville est endettée au-delà des seuils d’alerte ? Il refait la place des Oriels pour 600 000 €, plus 20 000 € pour le passage de la flamme olympique, le maire et sa majorité diront peut-être qu’elle est ratée comme la place Rotrou.
Le maire s’était engagé à reprendre le domaine de Comteville, loué 470 €/mois à Raid Aventure, un scandale ! Un château, des bâtiments et un parc arboré pour le prix d’un F2 ! Finalement, les Drouais auront accès au site le mercredi, un week-end par mois et pendant les vacances…la garde alternée version Dreux ! Encore une promesse qu’il ne tiendra pas. Il invoque « une demande très forte du gouvernement ». Qui pilote à Dreux ?
Quant à la baisse de la fiscalité, la gratuité des transports ou la cuisine centrale, autres promesses ? La faute à l’inflation.
Des choix désastreux, un manque évident de cohérence, des explications à géométrie variable : luxe d’un côté, prudence et contexte de l’autre, une constante demeure : zéro anticipation.
“Il faut essayer de soumettre les circonstances et non s’y soumettre.” Horace
Nous vous souhaitons de bonnes et heureuses vacances à tout.es.



Jeudi 2 mai 2024, les députés ont voté à l’unanimité la création d’une commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le milieu du cinéma.
Nous regrettons que les parlementaires n’aient pas eu cette même attitude le 4 mars 2024 pour inscrire l’IVG dans la constitution. Chantal DESEYNE, sénatrice et conseillère municipale de la majorité à Dreux, a voté CONTRE, avec les autres sénateurs d’Eure-et-Loir, illustrant ainsi une position rétrograde.
Désormais, l’article 34 de la Constitution, prévoit que : « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Ce vote historique garantit aux femmes un accès sûr et légal à l’IVG. Il s’agit d’un engagement fort pour l’égalité des sexes et le respect des droits fondamentaux des femmes dans une démocratie. Comment voter contre ?
La montée des forces conservatrices se traduit toujours par un recul des droits des femmes.
Le Sénat italien a adopté un amendement qui permet aux groupes de lutte contre l’avortement d’avoir accès aux femmes dans les cliniques publiques qui envisagent une IVG.
À Dreux, l’opposition de gauche s’inscrit dans tous les combats pour les droits des femmes, et se réjouit de la reconnaissance de leur liberté totale à disposer de leur corps !
« Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres. » S. de Beauvoir

Lors du débat sur les orientations budgétaires, il a été question de financement en « cloche » et « d’effet ciseaux ». Des mots compliqués pour dire : avant l’élection de M. Billet, Dreux était une ville pauvre, après son élection, Dreux est toujours une ville pauvre, mais maintenant plus endettée que les villes de même taille, qui aura une patinoire, dont on ne connait ni le coût global, ni la rentabilité ou le déficit à venir.
Si les taux d’épargne brute et nette et la capacité de désendettement sont passés sous les seuils d’alerte en 2023, c’est grâce à un « filet de sécurité » (2,6M€) et à un rattrapage d’une attribution de compensation (725k€). Il faudra attendre 2026 pour retrouver des ratios corrects, si aucun imprévu ne vient gripper la machine.
Les dépenses réelles de fonctionnement ont fortement augmenté en début de mandat, +26%, pour baisser en 2023, -5%. Les efforts demandés aux services « permettraient » de financer de nouvelles dépenses, dont la patinoire, encore, ou les tenues uniques à l’école. Les agents en souffrance apprécieront, ou pas. Quant à l’audit RH par un cabinet extérieur, il n’en est plus question.
La majorité a encore gagné une année de plus. À défaut d’aller dans le bon sens, les finances sont en apnée. Comme il reste du patrimoine à céder, 5M€, cela peut encore tenir.
Une question reste : tout cet argent a-t-il changé la vie des Drouais ? A-t-il changé votre quotidien ?

Lors du CM du 15/02/2024, M. BILLET a demandé de voter la protection fonctionnelle de Gérard HAMEL sollicitée dans le cadre d’une enquête préliminaire, à l’initiative du procureur de la République de Nanterre pour des marchés publics signés pendant le temps de son mandat entre 2014 et 2020.
Or, la Cour de cassation a récemment jugé que les infractions de favoritisme et de prise illégale d’intérêt sont détachables des mandats exercés par les auteurs, qui doivent alors en supporter personnellement les conséquences. Dans ce cas, un élu NE PEUT PAS bénéficier de la protection.
Nous sommes intervenus et la délibération a été retirée. Il est indécent de demander aux Drouais.es de payer les frais d’avocat d’un élu pour des faits liés à un comportement détachable de l’exercice normal du mandat et susceptibles de caractériser une infraction pénale.
Pour rappel :

  • Anticor annonçait en 2020 un dépôt plainte contre M. Hamel après un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de 2017 révélant des anomalies dans l’attribution des marchés publics de la ville de Dreux et de l’agglomération. De nombreuses commandes ont été passées aux sociétés de son fils et de son beau-fils.
  • Pour la Semcadd, la cour d’appel a retenu une prise illégale d’intérêts « par erreur ». M. Hamel a été dispensé de peine.

Attachés à la présomption d’innocence nous souhaitons que M. Hamel puisse se défendre, mais à ses frais !

Lors du dernier conseil municipal, M. Billet, maire de Dreux, a manœuvré pour ajouter un 13ème dimanche d’ouverture en 2023, alors qu’il savait que c’était illégal. Nous avons soulevé en séance cette irrégularité en vain.
Nous continuons à nous opposer à l’ouverture le dimanche, à l’exception de ceux, indispensables, qui précèdent les fêtes, pour les raisons suivantes :
1. Les conditions de vie des salariés : Travailler le dimanche est souvent un choix contraint. Le dimanche doit rester le jour où les familles se retrouvent.
2. Proposer un modèle alternatif à l’hyperconsommation : À l’heure des « dévendeurs » nous incitant à moins consommer, notre rôle de responsables politiques est d’offrir d’autres formes de loisirs que les sorties au supermarché.
3. Les économies d’énergie et la protection de l’environnement : Des entreprises testent la semaine de 4 jours. Des centres commerciaux réduisent leurs amplitudes horaires pour économiser de l’énergie. Il est incompréhensible que la majorité municipale pousse à les ouvrir 7 jours sur 7.
4. La survie de nos commerces de centre-ville : Contradiction insupportable entre les sommes investies pour maintenir l’activité en centre-ville, et la volonté de la majorité municipale de pousser les Drouais vers les zones commerciales sans âme, au lieu de les accompagner pour être des consom’acteurs.

Si la flamme olympique passera par notre ville le 7 juillet, Dreux se place sur un triste podium.
Après les embauches massives qui ont immédiatement suivi les élections, le dernier budget, pour lequel un cabinet extérieur a été payé, car personne dans la majorité ne semblait dans la capacité de le présenter, a démontré que les voyants économiques et sociaux étaient rouges.
Tous les seuils d’alerte ont été franchis (manque d’épargne, explosion de la masse salariale et de la dette…).
Le social : un Rapport Social Unique 2022 préoccupant, des agents en souffrance, plus de 42 jours d’absence par fonctionnaire pour tout motif médical et 56 jours de grève recensés pour dénoncer les conditions de travail et le service rendu dégradé.
Le budget devrait tenir encore grâce à des recettes exceptionnelles (filet de sécurité versé par l’Etat par exemple) mais l’exceptionnel n’a pas vocation à se répéter.
Le commerce : fermeture d’une dizaine d’enseignes (ETAM, le Rothen, la Table de l’Atelier, la Famille…).
Dreux reste sur le podium des villes pauvres, des médias titrent « eldorado des logisticiens du trafic de stupéfiants »« plaque tournante du trafic de résine de cannabis », avec seulement un tiers des foyers fiscaux imposés, aujourd’hui étranglés par le coût du foncier, des logements sociaux qui sont souvent des passoires énergétiques et un CCAS qui constate une augmentation du nombre de familles dans la précarité.

Conseil municipal du 12 Octobre : on nous demande de voter la modification des périmètres scolaires. Nous réclamons l’étude sur l’évolution démographique de chaque quartier, prenant en compte non seulement les naissances, mais aussi l’évolution urbanistique. Le périmètre doit être adapté aux besoins des habitants, et non l’inverse. L’étude est promise pour 2024.
En revanche, des logements poussent déjà dans le secteur Pasteur/J. Jaurès, avec des mauvaises surprises pour les acheteurs. Nous avons appris dans le journal local, puisque le maire n’a pas jugé bon d’en faire part à l’ensemble des élus, que la construction de l’école bd J. Jaurès était repoussée après 2026, avec un bâtiment moins ambitieux que prévu. Il faudrait donc reconstruire une école en centre-ville (nous ne cessons de répéter que le bd J. Jaurès n’est pas tout le centre-ville !).
L’école St Martin fait de la résistance et nous résistons avec elle, comme nous nous étions opposés à la démolition de la crèche. Nous avons déjà dénoncé il y a déjà plus d’un an que les bâtiments sont des passoires énergétiques, avec des fuites au niveau de la toiture, parce que la mairie a décidé de ne pas faire les travaux nécessaires. Alors que le projet mortifère perdure de fermer St Martin et de la vendre pour aménager des appartements, on se doute que les travaux ne sont pas près d’être lancés.
Heureusement que le terme de la mandature se profile.
Belle année 2024 à tous

Le samedi 7 octobre, les attaques terroristes du Hamas contre des civils israéliens pour l’unique raison qu’ils étaient juifs, plonge le monde dans l’effroi. Le mode opératoire, les buts poursuivis, ne s’apparentent en rien à des actes de résistance.
La réponse du gouvernement Netanyahou suscite l’indignation. Le droit d’Israël à se défendre et à vivre en sécurité ne peut légitimer des représailles aveugles, avec le bombardement indistinct des combattants et de la population civile palestinienne de Gaza. L’horreur succède à l’horreur.
Aucun contexte ne peut excuser ni les crimes du Hamas ni justifier les bombardements aveugles et le siège total de Gaza.
Nous écrivons ces lignes début novembre alors que nous vivons en France l’importation brutale du conflit et les pires instrumentalisations. Les actes antisémites se multiplient. Les amalgames entre musulmans et terrorisme aussi. C’est inacceptable et insupportable. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Le principe de laïcité garantit la liberté de conscience.
Les religions ne peuvent interférer avec les valeurs, les lois et les enseignements de la République.
Nous appelons à la libération des otages sans condition, à un cessez-le-feu immédiat, et à la recherche d’une solution politique avec la relance du processus de Paix. L’existence et le développement des colonies en Cisjordanie sont des obstacles vers une solution politique.

Les Drouais ont été surpris d’apprendre à la télévision que le Maire souhaitait expérimenter à la rentrée 2024 dans des écoles la blouse et/ou l’uniforme.
S’il avait écouté les enseignants, il aurait entendu ceux de l’école Saint-Exupéry, qui se sont mis en grève pour demander le classement de l’école en REP +. Il aurait entendu ceux qui sont obligés d’acheter du matériel sur leurs propres deniers, ou qui regrettent de ne pas pouvoir organiser des sorties faute de moyens.
Il aurait entendu les parents qui ne peuvent plus payer toutes les fournitures demandées et il aurait proposé un kit de rentrée scolaire pour tous les élèves, comme nous l’avions recommandé, pour que l’école reste vraiment gratuite. Il aurait entendu ceux qui cherchent des solutions pour l’aide aux devoirs.
Il aurait certainement découvert que de nombreux enfants n’ont pas accès à la cantine et ne mangent pas le midi.
Il aurait entendu tous ces drouais qui demandent plus de sécurité aux abords des écoles.
Il aurait entendu tous ces responsables qui s’inquiètent de voir si peu de jeunes filles participer aux activités, aux sorties et dans les clubs sportifs.
Comment la « boussole », expression du Maire, peut pointer vers les blouses et les uniformes quand il y a tant d’autres sujets ? C’est un mystère, à moins de chercher le buzz et de placer la communication avant le bien-être de nos enfants.

M. le Maire, reconnaissant que les impôts sont trop chers à Dreux, avait promis de les baisser… ils ont augmenté ! La taxe foncière communale a augmenté de 7,1% « à cause de l’inflation » et le montant pour l’intercommunalité a triplé. Une habitude à l’Agglo comme à Dreux : quand les finances sont exsangues, on ne remet pas en cause les dépenses, on emprunte et on fait payer les Drouais.
M. le Maire, également 1er vice-président de l’Agglo, avait pourtant déclaré refuser toute augmentation du taux côté Agglo, pour finir par la voter à la surprise générale. Nous, nous avons voté contre cette hausse.
Exiger des plus modestes, qui se battent tous les jours contre l’inflation, de supporter cette hausse, alors même que les services baissent, est insupportable. Les Drouais ne sont pas dupes : limitation des ramassages des déchets verts, difficulté à trouver des sacs… sans oublier les sommes colossales englouties par le parc de la Radio. Pour quel résultat ? Où sont les entreprises ? L’autoroute devrait finalement coûter 7,5 millions d’€ à la collectivité. Nous sommes loin d’une gestion rigoureuse et responsable.
Ce n’est pas la première fois que les Drouais sont floués. Le « pari » fiscal de cette « même » majorité s’est traduit pendant des années par une augmentation de la taxe d’habitation de nombreux Drouais, sous le prétexte qu’elle serait bientôt supprimée.
Qu’importe l’époque, ils dépensent et les Drouais se serrent la ceinture.

La mort au mois de juin du jeune Nahel, à Nanterre, à l’issue d’un contrôle de police est à la fois bouleversante et révoltante à plus d’un titre. Cet événement a provoqué des émeutes dans de nombreuses villes en France, dont Dreux.
Nous avons appelé au calme « pour sortir de cette spirale destructrice ».
L’enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame, de même que pour Hedi, un jeune marseillais lourdement blessé par des policiers en marge des émeutes.
Ces drames mettent en lumière l’absolue nécessité de remettre en question la stratégie de contrôle des populations, mais également la formation et le contrôle de la police nationale. Il s’agit ici non pas d’accabler une institution qui, dans l’immense majorité des cas, accomplit son devoir de la meilleure manière, mais d’évaluer le cadre et les conditions qui régissent ce travail.
Localement, nous réclamons depuis des mois un bilan de l’observatoire des quartiers, qui devait dénouer les tensions. Les événements récents nous permettent d’en douter. Cet observatoire semble ne remplir aucune mission concrète dans l’intérêt des drouais. Nous attendons toujours la mission de l’audit des Ressources Humaines et son calendrier.
M. Billet, alors candidat, a mobilisé les quartiers pour se faire élire, avec succès. Après 3 ans de mandat, on se demande toujours pourquoi et comment, mais si les promesses ne sont pas tenues, le choc en retour risque d’être violent.

En 2020, parmi les priorités annoncées : un pôle de transition écologique pour travailler sur le projet de cuisine centrale, la gratuité des transports et l’étude de tous les projets immobiliers afin de les inscrire dans une démarche de qualité environnementale…
A l’actif : seulement la promesse d’intégrer la cuisine centrale à la rénovation des Bâtes.
Ce que nous avons au passif : une souffrance des agents de la ville (toujours en attente d’un organigramme des services, et de réponses aux inégalités et traitements de faveur dénoncés), le futur transfert de l’école du centre-ville vers le boulevard Jean-Jaurès, un projet d’aménagement de la Blaise avec l’abattage de vieux arbres, une masse salariale qui a explosé et une patinoire… une aberration qui coûtera un « pognon de dingue ».
M. Billet souhaitait faire de Dreux une ville pacifiée ; la majorité a été éparpillée par petits bouts façon puzzle, les dissidents lui reprochant incompétence, irrégularités, clientélisme et communautarisme.
Il voulait des élus au cœur des décisions et misait sur les compétences de ses colistiers. Finalement le budget 2023 a été élaboré et présenté par un cabinet extérieur, forcé de constater que nos finances sont dans le rouge.
Les seuls gagnants de cette situation délétère semblent être les cabinets de conseils et d’avocats.
Belles vacances à ceux qui peuvent en prendre, bel été également à ceux qui malheureusement ne pourront pas.

Plus de cent agents ont débrayé le 11 avril devant la mairie de Dreux à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT et FO. Le tract distribué est clair : « Stop aux inégalités et traitements de faveur ». Les agents demandent notamment des explications sur les critères d’attribution de logements et de voitures de fonction dont certains bénéficient. Ils font également état de manque d’EPI. Le maire ne les a même pas reçus.
Nous réclamons depuis l’élection un organigramme des services ainsi que les fiches de poste. Nous doutons de l’utilité de certains services. Les agents réclament, comme nous, plus de transparence. Il est paradoxal d’avoir de nombreux agents en souffrance et des charges de personnel qui n’ont jamais été aussi élevées (26,8 millions pour 2023 contre 22 millions en 2019).
On nous avait promis documents et bilans. Promesse non tenue ! En octobre 2022, M. Billet annonçait un audit des Ressources Humaines à venir. Lors du dernier conseil municipal, on nous indiquait que « sera mesurée en 2023 la pertinence de l’organisation et des dépenses de certaines politiques publiques ». La mission de l’audit ne sera finalement définie et le calendrier fixé qu’à la fin de l’année.
Les seules promesses tenues sont celles, dispendieuses, d’embauches excessives immédiatement après les élections, et d’une patinoire au coût exorbitant.
Il est temps, à mi-mandat, d’entendre les agents, d’arrêter la gabegie et d’avoir une vision responsable de l’avenir.

Il y a eu beaucoup de promesses pendant la campagne de 2020, des annonces dont on attend encore la réalisation (baisse de la fiscalité ou gratuité des transports) et des caprices dispendieux (la patinoire, 15 millions, et la place Rotrou ratée, à végétaliser maintenant).
Nous doutions de l’utilisation des deniers publics. Le cabinet mandaté par la ville (pour un coût de 30 000 €) reconnait une situation financière alarmante. Malgré une communication quotidienne à la gloire de M. le Maire, il n’y a plus ni de marge de manœuvre, ni de possibilité d’emprunt. La poudre aux yeux dessine de vilains cernes !
Tous les ratios financiers ont franchi leurs seuils d’alerte. Il faudrait 10% d’épargne brute, Dreux est à 6,5 % (8,9 millions en 2020 contre 3,6 millions en 2022). Nous n’avons plus d’épargne nette. La capacité de désendettement est de 13,6 années pour un seuil à 12.
La masse salariale a augmenté de 18% depuis 2019 (25,9 millions en 2022). Il y a eu des embauches massives, dont la création de l’observatoire des quartiers, immédiatement après les élections.
La section fonctionnement est déficitaire de plus de 718 000 € pour l’exercice 2022, malgré un filet de sécurité de 300 000 € perçu de l’état, car Dreux, parce que pauvre, coche toutes les cases pour vivre sous perfusion.
La situation est grave et M. Billet nous dit en conseil au sujet du document de présentation : « je l’ai vu pour la première fois ce matin ».

Une maison des projets a été inaugurée le 3 Mars. Pourquoi « sacrifier » le Beffroi, site touristique, pour une maquette qui aurait pu être installée en Mairie ou dans un des nombreux magasins vides ? Pourquoi avoir dépensé la somme exorbitante de 133 000 € à l’heure où les nouvelles technologies, telle que la réalité augmentée, nous permettent de visualiser l’existant et de simuler des constructions pour beaucoup moins cher ? Nous nous interrogeons sur le choix des représentations : pourquoi n’y figurent pas les quartiers, notamment celui des Bâtes, qui sera le grand chantier des prochaines années (plus de 200 millions d’€ pour les quartiers des Bâtes-Tabellionne) ?
La ville révise son Plan local d’urbanisme (PLU), qui devrait prendre effet début 2024. C’est aujourd’hui que se dessine la ville de Dreux en 2035, avec l’accueil de 2400 habitants supplémentaires, qui nécessitera la construction de 80 logements par an… mais si on déduit les projets en cours (Sanatorium, ZAC du Square…) cela ne représente finalement que 300 « vrais » nouveaux logements. Avec l’objectif de réduire de 50% la consommation des espaces par rapport à la période 2011/2021, chaque nouveau projet sera donc d’autant plus important car rare. Nous vous invitons vivement à prendre connaissance des projets et de nous faire part de vos interrogations, commentaires ou inquiétudes.
Et puisqu’il est question d’urbanisme, nous rappelons ici que nous souhaitons, dans un souci de transparence, être représentés au sein de la SPL dont M. POISSON, également adjoint au maire en charge de l’urbanisme, est le Président. Le Maire nous a dit en Conseil Municipal avoir trouvé un « modus vivendi ». A lui de tenir ses engagements.

Le coût des travaux est de plus de 1,4 millions d’euros.
Les Drouais se demandent en traversant cette place si les travaux sont réellement finis. Nous avons toujours émis des réserves, depuis la pseudo concertation citoyenne jusqu’au projet retenu, ni esthétique, ni pratique, mais le résultat est encore pire que nos craintes. La place est moche, avec des pavés de guingois, des herbes folles, des mâts gigantesques et des bancs, ou plutôt des blocs de pierre, sur lesquels les amoureux n’ont aucune envie de se bécoter.
Fin janvier, les corolles métalliques au coût prohibitif ont été repliées.
Dans un article de l’Écho du 4 février 2023 et lors du Conseil municipal du 7 février 2023, il nous a été avoué que la place Rotrou n’était pas terminée – ouf ! –. Seul le gros œuvre a été inauguré. La végétalisation a pris du retard. La réalisation a été retoquée par l’architecte des bâtiments de France (ABF) – aïe ! –.  Il n’y a donc pas que les habitants qui ont été floués. Les corolles, qui n’avaient pas été validées par l’ABF, doivent donc être retirées et remplacées par des arbres (des vrais).
Tout ceci est symptomatique : une communication excessive alliée à un manque de pilotage des projets. Le Maire communique, il dépense à tout va et il espère que l’intendance suivra.
Nous avons réclamé lors du dernier Conseil municipal, à l’occasion de la demande de subvention pour le financement de la tranche 2 des travaux du square de la république, que l’ABF soit consulté en amont pour éviter un nouveau naufrage. Les habitants doivent être vraiment écoutés.

La rénovation des quartiers des Bâtes-Tabellionne est un engagement de plus de 200 millions d’euros ! Lors du CM du 13/12/2022, nous avons voté pour l’avenant à la convention NPNRU, Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain, mais déplorons l’abandon dans lequel le quartier des Bâtes a été laissé.
Comment en sommes-nous arrivés là alors que c’était un quartier prisé lors de la construction des premiers immeubles ? Nous demandions depuis des décennies qu’il soit entretenu. Faute d’investissements, la situation s’est dégradée et il faut finalement faire appel à l’Etat.
Le projet présenté en conseil était vague, il a été complété depuis peu par une présentation aux élus. C’est aussi avec les habitants du quartier que les décisions doivent être prises.
Nous avons demandé que tous les habitants des Bâtes qui souhaitent y rester y soient relogés en priorité, même ceux avec de meilleurs revenus, avec un surloyer, pour plus de mixité sociale. Pour 100 logements détruits, 75 seulement seront reconstruits !
Nous avons alerté contre les risques pour la sécurité de la route en face du centre commercial et du futur groupe scolaire.
Nous sommes contre les constructions sur la partie du parc des Bâtes, qui à force d’être rogné va devenir un square.
Nous rappelons que la qualité de la rénovation est primordiale. A ce titre, certaines rénovations à Dreux ont été un échec. M. le Maire évoque un réaménagement qualitatif, les habitants jugeront. Bien sûr, sans entretien, il faudra recommencer dans le cadre d’un énième nouveau programme.
Ces changements ne peuvent pas se faire sans un accompagnement social avant, pendant et après la rénovation et sans une présence forte des services publics.

Nous avons participé en novembre à la commission plan sobriété. Le sujet est crucial pour l’environnement mais la motivation ne peut pas être seulement financière. Certains investissements peuvent limiter significativement notre empreinte, sans forcément se traduire directement sur les factures (exemple des travaux d’isolation dont l’amortissement peut être difficilement couvert par les économies réalisées).
Nous avons par exemple concrètement proposé de partager avec les écoles les économies réalisées par les bons usages.
L’objectif est de diminuer la consommation de 40% à l’horizon 2030 pour les bâtiments de +1000m². Un diagnostic du patrimoine bâti a donc été réalisé. Nous craignons qu’il ne serve qu’à justifier à postériori des décisions déjà prises, dont la construction d’un groupe scolaire ZAC du Square. En amont, les travaux, notamment dans l’école Saint Martin, n’ont pas été faits, donc les bâtiments sont des passoires énergétiques… donc on décide une « rénovation Caterpillar », expression entendue. On détruit pour reconstruire ailleurs, sans mesurer le coût, l’impact environnemental et social. Quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage.
Sans parler des besoins énergétiques de la future patinoire, une nouvelle étude est en cours, la première n’étant pas satisfaisante. La majorité rafistole son projet. Pendant ce temps, elle baisse le chauffage dans les bâtiments publics et le débat porte sur la consommation électrique des guirlandes de Noël (environ 2000€).
Les bonnes intentions ne suffisent pas, seuls les actes comptent.
Notre priorité reste le bien commun et l’intérêt général.
Belle année 2023 à tous

Chaque Drouais, même après les élections, peut s’exprimer et dire ce qu’il pense des décisions prises et des choix faits en son nom.
Hostiles depuis le départ au coût exorbitant d’une patinoire qui sera, in fine, certainement supérieur à 15 millions d’€, outre un déficit annuel que nous estimons à 900 000 € par an, payé par vos impôts, notre position est forcément renforcée par l’augmentation du coût de l’énergie.
Beaucoup de Drouais ont du mal à se chauffer. Au lieu d’investir massivement dans la rénovation thermique des logements, la municipalité s’entête à financer un équipement qu’il faudra refroidir.
L’énergie la plus simple à économiser est encore celle qu’on ne dépense pas. Une meilleure isolation du bâtiment ou des panneaux photovoltaïques n’y changeront rien.
À cela s’ajoute une somme de 39 900 € versée à M. CANDELORO pour laquelle les élus n’ont pas eu leur mot à dire. C’est comme avec la SPL dont les décisions échappent au contrôle puisqu’aucun élu de l’opposition n’est, à ce jour, admis à siéger en son sein.
En parallèle des promesses électorales ont été repoussées comme la cuisine centrale et la gratuité des transports.
Le maire doit rendre des comptes aux habitants, qui ne doivent pas être contraints de financer un caprice aberrant.
Si vous pensez comme nous que ce projet est une gabegie et une folie environnementale, que vous souhaitez agir, comme vous avez su refuser l’implantation d’un deuxième cinéma, signez et faites signer la pétition « NON à une patinoire à Dreux » sur le site change.org, lien sur nos pages Facebook !
Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année auprès des personnes qui vous sont chères.

Nous réclamons depuis des mois un bilan de l’observatoire des quartiers face au risque « de clientélisme ». M. Hirti s’était engagé à apporter la « preuve du contraire par les faits » (L’Echo, 02.10.2020).
M. Hirti n’est aujourd’hui plus adjoint. Dans un article du 04.10.2022, à défaut de nous répondre sur le risque « de clientélisme », il dénonce avec M. Alim, démis aussi de sa délégation, des « pratiques communautaristes ». Le discours change et le propos est grave.
M. Billet, lui, ne souhaite pas se priver d’un « outil précieux pour créer du lien sur les quartiers, dénouer des tensions ». De qui se moque-t-on ? Cet observatoire semble ne remplir aucune mission concrète dans l’intérêt des drouais. Le climat est délétère. Nous condamnons fermement les menaces et les pressions qui semblent, hélas, bien réelles.
Outrepassant une règle qu’il édicte lui-même : « on n’attaque pas des agents et collaborateurs de la Ville qui n’ont pas la possibilité de répondre », M. BILLET affirme : « dans cet observatoire, il y a deux personnes proches d’Aïssa Hirti ». Cela nous amène au cœur du problème. Comment les agents ont-ils été recrutés ? Quelles sont leurs compétences autres que « proches de » ? Comment évalue-t-on la performance de cette politique publique ?
Nous étions contre cet observatoire qui nous semblait opaque tant dans les motivations de sa création, la définition des profils professionnels recherchés et dans sa finalité. Nous constatons, comme les Drouais, le fiasco et réclamons sa dissolution. Le budget de fonctionnement devrait dépasser 59 millions d’euros en 2022, contre 52 en 2021. Arrêtons les frais !

M. BILLET a confirmé dans la presse de septembre la dégradation des finances de la ville et invoque la pandémie comme alibi, déclaration plus présentable que les allégations en conseil municipal : « une situation de la collectivité très compliquée » laissée par son prédécesseur M. Hamel.
Si la COVID a effectivement représenté un coût, annoncé à hauteur de 3 M€, elle ne justifie pas à elle seule la détérioration de l’excédent de fonctionnement de près de 4,5 M€ en un an. Nous avons demandé au maire qu’il sollicite une participation de l’agglomération, toutes les communes ayant bénéficié du centre de vaccination.
Ce sont surtout les charges de personnel qui ont augmentéà hauteur de 3 M€ supplémentaires, sans lien avec de réels besoins.
Alors que l’on parle de sobriété, des tarifs élevés de l’énergie, de l’augmentation des prix, la patinoire est, elle, toujours prévue pour 2023. Son coût est désormais estimé à 10 M€, sans compter le déficit annuel lié à l’exploitation.
Dans le même temps, le chantier de la cuisine centrale est, lui, hélas reporté à 2026/2027La gratuité des transports est renvoyée aux calendes grecques. Le maire n’avait -il pas aussi promis de baisser les impôts ? Les Drouais attendent le respect de tous les engagements.
La dégradation des finances de la ville est en réalité la conséquence de choix politiques
 et pas seulement du contexte sanitaire ou économique. C’est la majorité qui décide de recruter massivement alors que nous attendons toujours l’évaluation des politiques publiques, ou d’investir dans une patinoire plutôt que là où il y a urgence : la santé, la précarité, le logement…
Il est temps de prendre en compte les priorités quotidiennes des drouais.

Le 29 juin 2022, Aïssa HIRTI, adjoint aux finances, présente les comptes administratifs, et nos craintes exprimées lors du budget primitif sont non seulement confirmées mais la réalité est encore plus alarmante. L’adjoint affirme que la majorité actuelle, composée en partie d’élus de l’ancienne majorité, a trouvé en juillet 2020 « une situation de la collectivité très compliquée ». Jusque-là on nous avait assuré que la gestion précédente avait été optimale et la situation satisfaisante.
Depuis le début du mandat et encore plus aujourd’hui, nous sommes inquiets concernant la gestion budgétaire et financière de notre ville.
Les drouais doivent savoir que l’excédent de fonctionnement a été divisé par 10 en un an ! Il était de plus de 5 millions d’€ en 2020. Il n’est plus que de 530 532 € pour l’exercice 2021.
Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de plus de 4 millions en un an, dont presque 3 millions supplémentaires pour les frais de personnel (+ de 40 emplois créés non proportionnés aux besoins). La capacité d‘autofinancement de la ville a été réduite de moitié et nous n’avons aucune certitude sur les dotations de l’état à venir.
La majorité veut évaluer les politiques publiques. Nous réclamons un bilan de l’observatoire de la vie des quartiers. Face au risque « de clientélisme », M. Hirti entendait apporter la « preuve du contraire par les faits » (Echo Républicain, 02.10.2020). Nous attendons donc cette preuve.
Nous rappelons également notre opposition à la patinoire, qui prévoit un déficit structurel de 300 000 € avant même l’augmentation des coûts de l’énergie. Notons que si la majorité refuse de renoncer à cet équipement, la gratuité des transports promise semble enterrée.

Comment parler du développement des circulations douces si les infrastructures ne permettent pas des déplacements sécurisés ? Circuler à vélo dans Dreux reste trop dangereux. Si quelques mètres de pistes cyclables finissent par déboucher sur un axe non protégé, cela reste dangereux, même si certains tracés rappellent aux automobilistes qu’ils doivent partager la route (chaussidou).
La majorité a mis à disposition 18 vélos. Nous avions dénoncé ce dispositif, qui d’ailleurs ne s’adressait qu’au centre-ville, pas un vélo dans les quartiers. Finalement, les vélos sont sous-utilisés. La Mairie renonce. 62 000 € ont été dépensés en vain.
Aujourd’hui la majorité envisage d’aider les Drouais qui souhaiteraient acheter un vélo. C’est encore une erreur. L’effet d’aubaine ne va que profiter à ceux qui souhaitent déjà en acheter un. Incitons plutôt la pratique du vélo auprès de tous au lieu d’aider des convaincus !
Nous proposons plutôt d’encourager financièrement la location longue durée de vélos classiques ou à assistance électrique, qui permettrait aux utilisateurs de passer éventuellement à l’achat après plusieurs mois d’essai.
De nombreux vélos ne demandent qu’à être remis en état et mis à disposition. La ville devrait accompagner la mise en place d’ateliers de réparation, d’entretien, voire de vente ou de location de vélos d’occasion.
Nous demandons aussi le déploiement d’espaces sécurisés pour les vélos, à l’abri des intempéries et gratuits, répartis dans toute la ville, à commencer dans les parkings souterrains.
Pour la circulation, nous demandons de limiter le nombre de stops et des ralentisseurs trop gros, qui pénalisent surtout les bons conducteurs. D’autres solutions existent.

Lors du Conseil municipal du 7 Avril 2022 nous apprenions que le Maire avait commandé une « étude des conséquences de la cession des parts de GEDIA sur les contrats » au Cabinet Seban pour un montant de 10 500 €. Interrogé sur le sujet, le Maire a répondu qu’il ne fermait pas la porte à l’éventualité de revendre les parts de GEDIA.
Nous rappelons que jusqu’en 2005, la commune disposait de deux régies de distribution, l’une de gaz, l’autre d’électricité, transformées à compter du 1er Janvier 2006 en société d’économie mixte locale, la SEML GEDIA. Ce changement était motivé par la perspective de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité et de gaz à compter du 1er Juillet 2007. La ville a récupéré dans l’opération près de 30 millions d’euros. Nous étions contre à l’époque. Cette somme utilisée pour les investissements de la ville, aurait dû servir aux Drouais qui payent leurs factures.
Après avoir cédé une partie de ses parts en 2009, la municipalité envisage aujourd’hui de vendre le solde.
GEDIA a versé plus de 2 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2020, dont la ville de Dreux. C’est totalement injuste, puisque cela fait payer la politique de la ville par les factures des Drouais, quelle que soit leur situation.
Le prix des énergies est prohibitif, et asphyxie les plus modestes. GEDIA doit baisser ses tarifs et ses marges pour permettre aux drouais de mieux traverser cette période difficile.
L’accès à l’énergie est une priorité et ne doit pas être un impôt déguisé.
Le Maire devra partager en transparence les conclusions de l’étude. Nous serons plus que vigilants.

Le 13 avril 2021, nous apprenions dans la presse que l’ancienne crèche municipale située place du musée serait démolie. Il était écrit : « son sort est scellé, annonce le maire », qui souhaitait construire à la place une résidence senior.
En 2016, un projet de démolition avait déjà été initié par M. Hamel. L’opposition de gauche y était déjà opposée. Il avait été abandonné.
Lors des Conseils municipaux, alors que la majorité municipale nous répétait à l’envi que la crèche n’avait aucun intérêt patrimonial, l’opposition était vent debout.
Des citoyens ont réagi, et sous l’impulsion de Mme Marie-Claire Grosjean une pétition a été mise en ligne, a recueilli des centaines de signatures et a été soutenue par l’association Urgences patrimoine et son référent local M. Christophe Guillouet.
Comme pour le refus du 2ème cinéma, les drouais se sont mobilisés, et à raison puisque dans un article du 28 mars 2022, l’Écho républicain titrait : « A Dreux, la crèche du centre-ville et l’école Saint-Martin sauvées de la démolition ».
Il était précisé : « La crèche du centre-ville, l’école Saint-Martin, la salle des fresques et la chapelle du musée d’Art et d’Histoire constituent un ensemble, dans le cœur historique de Dreux, engagé dans un processus d’inscription aux Monuments historiques. Au cours des rencontres et des déplacements sur le site, la commission régionale du patrimoine et de l’architecture a confirmé aux élus la qualité de ce patrimoine et souligné également que  » l’architecture de l’ancienne crèche est un témoignage important de l’histoire drouaise « . »
Ce revirement prouve encore que seuls les combats que l’on ne mène pas sont perdus d’avance.

Nous ne pouvions commencer cet article sans dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie et sans une pensée chaleureuse pour toutes ses victimes. A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, nous sommes incapables d’imaginer la situation que nous vivrons au moment où vous recevrez ce magazine et gardons espoir d’une paix retrouvée.
Mais nous savons déjà que ce conflit aura des répercussions sur le monde entier. Nos économies vont être touchées par l’augmentation de matières premières, pénuries dont nous souffrons déjà, par une accélération de la baisse de notre pouvoir d’achat, qui était déjà à mal avant ce conflit, et par des augmentations des prix de l’énergie.
Les Drouais, comme vous le savez, figurent parmi les habitants les plus pauvres de France.
Nous demandons au maire de Dreux de mener une politique plus soucieuse de la situation que traversent les drouais les plus modestes et de renoncer à des investissements dont nous n’avons pas les moyens, telle la patinoire.
Nous lui demandons publiquement de baisser les prix du gaz et de l’électricité distribués par GEDIA, car il ne serait pas acceptable que GEDIA fasse encore des bénéfices importants, versés majoritairement à la ville de Dreux, alors que bon nombre de Drouais ont déjà du mal à se chauffer.
Nous nous adressons aussi au président de l’agglomération en lui demandant de renoncer aux impôts qu’il souhaite appliquer à tous les habitants du Pays de Dreux. L’agglomération a été créée pour mutualiser les compétences et les services, pour les rendre de meilleure qualité et moins chers, pas pour le contraire !

Dans cette première tribune, nous souhaitons vous donner quelques exemples de nos interventions lors du dernier Conseil municipal.
Nous avons dit notre attachement aux Naturalies. C’est un événement important pour les drouais, qui participe au rayonnement de notre ville au-delà de son territoire. Nous avons demandé que l’organisation des stationnements et des navettes soit améliorée afin de permettre à tous, et en particulier aux personnes à mobilité réduite, d’accéder à la chapelle Royale.
Un projet de démolition de deux immeubles a été présenté dans le cadre de la rénovation urbaine des Bâtes. Nous n’avons pas voté cette délibération par manque d’éléments quant au projet retenu. Nous avons cependant insisté sur la nécessité d’accompagner chaque déménagement. Nous avons demandé au Maire de s’engager à reloger dans ce même quartier les habitants qui souhaitent y rester.
Nous avons voté contre la construction d’un village résidentiel de 108 logements qui bétonneront 34410 m² du Parc des Bâtes.
Pour la ZAC du square, la municipalité a proposé de construire une école rue Jean Jaurès à la place de l’immeuble qu’elle avait initialement prévu. Nous nous réjouissons que la majorité renonce à cet immeuble. Il n’est cependant pas question que cette nouvelle école se substitue à celles du centre-ville, notamment St Martin. Notre ville a besoin d’écoles où les enfants pourront continuer à se rendre à pied.

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